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Les associations font souvent appel à des auto-entrepreneurs pour répondre à des besoins ponctuels. Toutefois, cette collaboration doit être bien encadrée juridiquement pour éviter toute confusion avec un contrat salarié.

Conditions pour collaborer légalement

Pour éviter tout risque juridique, voici les règles à respecter :

  • Indépendance totale : L’auto-entrepreneur doit pouvoir organiser librement son travail.
  • Aucune subordination : L’association ne doit pas imposer de contraintes sur la manière d’effectuer la mission.
  • Contrat clair : Un contrat écrit précise la mission, les délais et le paiement.

Avantages de la collaboration

Collaborer avec un auto-entrepreneur apporte de nombreux bénéfices aux associations :

  • Flexibilité : Réponse à des besoins précis et temporaires.
  • Réduction des coûts : Pas de charges salariales à payer.
  • Expertise spécifique : Accès à des compétences spécialisées pour des missions ciblées.

Précautions à prendre impérativement

Avant de débuter une collaboration, vérifiez toujours :

  • Que l’auto-entrepreneur est bien enregistré à l’URSSAF.
  • Qu’il dispose d’une assurance professionnelle adaptée.
  • Que les missions soient définies clairement pour éviter toute confusion avec un emploi salarié.
  • Que la durée de collaboration reste ponctuelle et ne devienne pas une relation continue risquant une requalification en contrat salarié.

Collaborer avec un auto-entrepreneur ou embaucher un salarié ?

Faire appel à un éducateur auto-entrepreneur est adapté pour des missions précises et courtes. À l’inverse, pour des missions régulières, il est préférable d’embaucher un salarié.

Si les conditions de travail d’un auto-entrepreneur ressemblent à celles d’un salarié (horaires imposés, contrôle strict, obligation de compte-rendu), les autorités (inspection du travail, URSSAF) peuvent requalifier le contrat. Cela entraîne des sanctions et une régularisation rétroactive des cotisations sociales.

Obligations essentielles de l’auto-entrepreneur

Assurez-vous que l’auto-entrepreneur :

  • Est à jour dans ses déclarations URSSAF.
  • Respecte ses obligations fiscales.
  • A souscrit une assurance professionnelle adéquate.

Conclusion et conseils pratiques

Une collaboration bien définie entre une association et un auto-entrepreneur bénéficie aux deux parties. Chez PSL27, nous recommandons cependant le salariat pour garantir des droits sociaux essentiels (chômage, retraite, prévoyance, mutuelle).

Roger BANBUCK, créateur de Profession Sport, s’est battu pour offrir ces protections aux éducateurs sportifs. Nous encourageons donc nos adhérents à privilégier ces bonnes pratiques.

Pour toute question ou information complémentaire, contactez :
Isabelle Carlin
isabelle.carlin@profession-sport-loisirs.fr / 02 32 28 06 19

Consultez aussi notre article détaillé sur les collaborations entre associations et auto-entrepreneurs.

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